"Mon geôlier est de glace"- Nouvelle dans le cadre d'un concours de lycéens (NOUVELLE)

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"Mon geôlier est de glace"- Nouvelle dans le cadre d'un concours de lycéens (NOUVELLE)

Message  potterheads-always le Jeu 6 Mar - 18:58

Voici ma première nouvelle écrite pour un concours de nouvelle organisé par mon lycée.
Ma nouvelle à été sélectionnée pour représenter ma classe, pour l'instant nous n'avons pas encore les résultats mais je sais déjà que je ne gagnerais pas. Je ne suis pas très fière de cette nouvelle mais je n'ai pas pu faire mieux :/
J'aimerais tout de même avoir quelques avis ! Smile
Merci à ceux qui prendrons le temps de lire Smile
Ps: les contraintes étaient que le thème soit la neige & que cela commence par la phrase : "Longtemps je me suis levé(e) de bonne heure"

Mon geôlier est de glace

Longtemps je me suis levée de bonne heure et je me suis également couchée de bonne heure. En fait je sais même exactement depuis combien de temps et aujourd'hui cela fait justement un an. Un an que j'ai subi une perte des plus dur. Aucun enfant ne devrait voir l'enterrement de ses deux parents.
Il y a un an jour pour jour , heure pour heure Echo et Noah Puckle partaient pour une promenade nocturne dans les montagnes qui entouraient notre chalet. Je me souviendrais toujours de l'heure exacte où je les ai vus pour la dernière fois. Le crépuscule pointait son nez pendant que je refusais de les accompagner car je sortais en ville avec une bande d'amis. Ils sont partis tôt le soir et ont été retrouvé tôt le matin alors depuis je me couche et me lève avant ces deux moments. Pourquoi ? Et bien je ne sais pas moi-même. Peut être pour me punir de ne pas avoir été là à ces deux moments ou simplement par peur. Bien sûr je regrette, j'aurais du partir avec eux et être emportée par l'avalanche comme eux. Depuis j'ai été confiée à ma tante qui m'a elle-même mise dans un internat. Je ne m'y plais pas, je n'ai aucun amis ,mais que m'importe je n'ai pas besoin de leur compassion pour la pauvre orpheline que je suis. Je préfère rester seule avec mes livres , eux seuls arrivent à me sortir de la prison que je me suis moi-même forgée. Depuis ce jour , depuis cette avalanche.
L'avalanche ..
La neige ..
Aujourd'hui comme pour me narguer c'est le premier anniversaire de la mort de mes parents mais également le premier jour que les flocons daignent recouvrir le paysage et ainsi emmitoufler les plaines de leur manteau blanc.
Je suis là, devant la fenêtre de ma chambre à regarder ce spectacle. Ce blanc me tétanise, ce froid me crispe et ce silence m'effraie. J'entends l'horloge sonner les vingts et un coup. Ça y est cela fait un an sans les revoir. Pourtant aucune larme ne vient taquiner mes joues, pourtant aucune boule ne se forme au creux de ma gorge et de mon ventre. Serais-ce le début d'un deuil ? Le premier pas que l'on fait lorsque l'on se relève, il reste fragile mais avance tout de même. Dans un élan de progrès je pose ma main sur la vitre froide et la regarde comme si c'était quelque chose d'étrange. Un flocon vient se coller de l'autre côté de la fenêtre, je caresse la vitre de mon pouce à cet endroit et reste comme hypnotisée par les branches parfaitement dessinées de ce flocon. On pourrait les comparer aux épines d'une rose. Magnifiquement dangereux.
Seulement ce soir je veux me relever , j'ai envie d'aller de l'avant mais trouverais-je la force ?
C'est ainsi que je me levas et me dirigeai vers le parc de l'école. Mes pas se faisaient de plus en plus hésitant au fur et à mesure que je me rapprochais de la grande porte qui donnait sur les espaces verts de l'internat. Arrivée devant je tendis ma main tremblante vers la poignée, mes doigts la serraient de toutes leurs force et ma respiration devenaient saccadé. Il fallait que je me reprenne, que je surmonte cette phobie qui s'est installée en moi. Alors je fermai les yeux et poussai les portes d'un coup.
Le froid frappa mon visage de toutes parts, le vent s'infiltrait sous mes vêtements. Bien que seulement vêtu d'un pantalon en toile et de ma petite veste j'avais l'impression de ne rien porter tellement j'avais froid. Mes pieds descendirent d'eux même les quelques marches et bientôt je sentis pleins de petits flocons me mordre les chevilles. J'avais toujours les yeux à demi fermés par manque de courage. Je décidai donc de les ouvrir petit à petit. Je commençai à voir le monde lorsque que je distinguai à peu de choses près tout et ce que je vis me figea, les flocons pleuvaient pas dizaine comme .. Comme une avalanche .. Mes jambes devenaient flageolantes et pour asséner le coup de grâce les cloches du ??? sonnèrent vingt-deux heures,environ l'heure de la mort de mes parents. 

Comme tout les soirs je me baladais dans les dédales de couloir qu'offrait ce château. Je n'aimais pas forcément être dans cet internat mais mes parents m'y avaient forcé.
En même temps c'était soit ça, soit je me retrouvais des semaines voir des mois seul. Mr et Mme Spinks sont de riches entrepreneurs alors ils sont sans arrêt en déplacement.C'est pourquoi j'étais là, dans ces froids couloirs de cet internat. Plus seul que jamais. Je ne sais pas si c'est à cause de mon nom Evan Spinks "fils de", mais j'ai toujours l'impression que les gens viennent me parler juste par intérêt. C'est pourquoi je préfère rester seul avec pour seule compagnie un petit ange et un petit démon qui se chamaillent sans cesse sur mes épaules.
Ce soir leur sujet de dispute est de savoir si oui ou non je vais aller admirer la chute de flocons dehors. Le petit être auréolé est contre car il fait trop froid et que le couvre feu est passé alors que son adversaire est pour braver l'interdit comme toujours. Seulement une autre petite voix me poussait à aller dehors. Pourquoi , je n'en sais rien mais je l'écoutais et me dirigeais vers la Grande Porte.
Enfin dehors je pu respirer à pleins poumons l'air glacé. Diantre que ça faisait mal quand l'air venait vous piqué tout les recoins de la gorge mais malgré tout je me sentais bien.
Un sourire apparut sur mes lèvres et je commençai à descendre les marches quand arrivé en bas je buttai sur quelque chose. Mon regard descendit tout de suite et je vis un corps recroquevillé sur lui même, bien peu vêtu et sans signe de vie. Malgré mon manque de contact humains depuis des années, je me penchai rapidement, retournai le corps et me figeai d’effroi. Ce visage, je le connaissais.
Charlie Puckle, l'orpheline folle. Cette fille je l'a connaissais sans la connaitre. Elle était dans ma classe, je sais que ses parents sont morts l'année dernière je crois et que depuis elle s'est enfermée dans un mutisme profond. Tout le monde la traite de folle car elle ne répond jamais quand on lui parle même les professeurs ne lui arrachaient aucun mot. De plus d'après les rumeurs elle s'enferme dans sa chambre pendant dès jours, elle ne sort même pas pour manger et quand des élèves passent certains  entendent des bruits étranges.
Cependant ce que je vois maintenant n'est pas la fille un peu étrange . Mais c'est une fille au cheveux roux qui cachent d'habitude son visage diaphane avec une longue mèche. Son visage a des traits incroyablement fin et sa peau sans aucune imperfection. Ses cheveux étaient tout au tour de sa tête on pourrait la comparer à un ange si le froid n'avait pas rougit ses joues, si elle ne tremblait pas de tout son être et si ses lèvres n'avaient pas viré au violet à en faire fanner d'envie une violette.
Pendant ma contemplation j'en avais presque oublié le pourquoi j'étais a genoux dans la neige.
-Puckle. Tu m'entend ? -fis-je avec une voix presque chuchotante
Aucune réponse
-Puckle ! -Toujours rien-
Cette fois si, je l'a pris par les épaules et la secoua.
-Puckle aller répond moi, nom d'un chien ! -Encore un échec.
La je perdais mes moyens et la secoua plus vivement que jamais.
-Puckle s'il te plait répond moi .. -Ma voix commençait à défaillir.
Un grognement s'échappa enfin de ses lèvres . Un petit espoir retrouvé je m'empressai de lui mettre ma veste sur les épaules.
-Spinks ..
Sa voix était complètement cassée ou alors peu être que c'est sa voix d'origine , en fait je ne l'avais jamais entendu jusqu’à maintenant.
-Oui c'est moi Evan. Mais bon sang que fais tu là !
-Je -Elle toussote un peu- je voulais leur prouver.
-Prouver à qui ? Et quoi ? -je ne comprenais pas-
-A mes parents , je voulais leurs prouver que je suis enfin libre
Bon là, je les croyaient vraiment, cette fille était folle. Mais il y avait cette flamme dans ses yeux qui m'obligeais à essayer de la comprendre. Nous étions toujours assis par terre , j'avais passé un bras autour d'elle pour maintenir mon manteau.
-Lève toi et viens tu m'en parleras plus longtemps si tu veux mais à l'intérieur parce que là je me les pèle !
C'est ainsi que je me retrouvai avec Charlie Puckle dans ma chambre, assise sur mon lit emmitouflée dans mes couvertures.

-Bon alors tu ne m'as pas vraiment répondu. Pourquoi étais-tu dehors après le couvre feu et dans la neige !
Un silence.
-Ça ne te regarde pas. Sa voix était aussi cassée que cassante et pourtant je voulais savoir.
-Tout doux, tu pourrais avoir un minimum de reconnaissance , si je ne te t'avais pas trouvé ou serrais-tu à cette heure si ?
-Ah parce que toi Evan Spinks riche héritier te soucis des autres ? Je sais que tu considères les gens comme moi comme des inférieurs alors n'essaye pas de jouer un rôle.
Touché. Elle avait trouvé mon point faible. Elle ne m'avait jamais adressé la parole et pourtant elle a su me blesser.
-Je .. -Que dire ? - Tu sais je ne suis pas comme mes parents. Ça, cette description c'est en effet celle de mes parents. Ils croient que l'ordre de supériorité des gens se compte grâce à leur richesse et leur influence. Je ne suis pas d'accord.
-Et bien dis le ! Dis leur ! Pourquoi nous rabaisses-tu sans cesse, pourquoi nous regarder tous de haut ?
-Je n'ai pas à me justifier devant toi.
-Tu es comme eux voila tout.
C'en était trop.
-Non je ne suis pas comme eux ! Et cesse de me parler sur ce ton, tu es dans ma chambre.
-Ou alors tu es un lâche tout simplement. Tu as peur d'eux et veux faire le petit enfant modèle pour tes parents. Tu sais je te comprend j'aimerais bien moi aussi faire l'enfant modèle pour les miens seulement ils ne sont plus là ..
Sa voix se perdit dans un souffle et elle baissa les yeux. Notre joute verbale bien que courte m'avait fait perdre haleine. Je respirais vite tout en essayant d'analyser ce qu'elle venait de dire. J'étais comme eux , elle avait peut être raison. A force de me répéter ce que je devrais être je le suis devenu ..
-Nous sommes comme nos parents. Regarde, mes parents sont morts et moi je suis morte avec eux.
Je ne savais plus quoi lui répondre. La douleur et le vide que retransmettaient ses yeux était troublant. Cette fille était comme éteinte.
-Je ne suis pas d'accord. -Elle releva la tête-  Pourquoi devrait-t-on être comme eux ? Nous sommes tous unique , un mélange certes mais nous devons nous forger nos opinions grâce à notre vécu. Personne ne vit la même chose donc personne ne pense la même chose. Mais ..
-Mais tu dois suivre tes parents.
-Oui. Soufflai-je
-Tu sais ce soir c'est la première fois que je reparle à quelqu'un depuis ce jour là. Pour moi c'est un grand pas, je commence à me détacher de mes parents, je revis de pouvoir parler alors fais en de même, vis.
Je méditais ses paroles longtemps. Et si elle avait raison, si mes parents ne faisaient que me renfermer. Je dois faire ce que je juge de bien pas autres choses.
-Personne n'a le droit de te dire ce que tu dois faire.
Ce fut ses dernière parole avant de s'écrouler sur mon lit. Je me précipitai vers elle et remarquai qu'elle était toujours aussi froide et pâle. Notre conversation m'avait totalement fait oublié son état alors je l'a portai rapidement vers l'infirmerie où l'infirmière de garde la prit tout de suite sans me demander quoi que ce soit et me chassa.
Ce fut la nuit la plus longue de ma vie. Je ne cessai de me relater ses paroles encore et encore.
Le lendemain lorsque j'arrivai à l'infirmerie tout ce que je vis c'est des hommes emporter quelque chose dans un grand sac noir. L'infirmière s'avança vers moi et me dis :
-Tu es Evan Spinks ? -Je hochai la tête- Elle m'a dit de vous dire que "la porte de sa prison était ouverte et qu'elle était désormais libre"
Des gouttes d'eau me piquaient les yeux dangereusement.
-Je suis désolé jeune-homme.
Ce fut que plus tard lorsque je décidai de quoi écrire sur sa plaque que je compris pourquoi elle avait fait ça. Elle avait cessé de faire comme ses parents et s'était libéré de sa prison de glace.
Désormais sur sa tombe était écrit :
"Charlie Puckel 1980-1997"
Et ensuite sur une plaque anonyme (car c'est ce que je suis pour elle) :
"Comme le feu tu as vaincu ta serrure glacé."

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